À la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République de Guinée, Mamadi Doumbouya, a présenté les principales réformes et réalisations mises en avant par son gouvernement, tout en défendant une approche du développement fondée sur les réalités propres à chaque pays.

 

Dans son discours, le chef de l’État a d’abord adressé ses félicitations au président de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale et salué l’action du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

 

Mamadi Doumbouya est ensuite revenu sur l’adoption d’une nouvelle Constitution en Guinée. Il a présenté ce texte comme une Loi fondamentale élaborée en tenant compte de l’histoire, de la diversité et des réalités du pays. Il a notamment évoqué la représentation des territoires et des communautés ainsi que la reconnaissance de la diversité linguistique, religieuse et culturelle.

 

Le président guinéen a également affirmé que le pays avait organisé son cycle électoral direct et procédé à l’installation des institutions qui en découlent, avec un financement assuré par le Trésor public. Selon lui, ces différents scrutins n’ont enregistré « aucun incident significatif » sur l’ensemble du territoire.

 

Routes, Simandou et transformation industrielle

 

Abordant les infrastructures, Mamadi Doumbouya a cité la réalisation de plus de 1 000 kilomètres de routes bitumées, ainsi que la construction d’écoles et d’hôpitaux à travers le pays.

 

Le projet Simandou a occupé une place importante dans son intervention. Le président guinéen l’a présenté comme un levier de transformation économique et infrastructurelle pour le pays.

 

Il a également évoqué Simandou 2040, un programme de développement socio-économique prévu sur 15 ans et qui doit, selon lui, contribuer au développement des infrastructures, de l’agriculture, de l’énergie, de l’éducation, de la santé et de l’industrie.

 

Dans le secteur minier et industriel, Mamadi Doumbouya a également mentionné la construction de trois raffineries d’alumine ainsi que l’achèvement de ce qu’il présente comme la plus grande raffinerie d’or d’Afrique en capacité de production.

 

La jeunesse au centre des priorités

 

La question de la jeunesse a également occupé une place importante dans le discours présidentiel. Mamadi Doumbouya l’a présentée comme « la plus grande richesse » de la Guinée et a insisté sur la nécessité de renforcer l’éducation, la formation et les opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat.

 

Il a notamment cité Simandou Academy, présentée comme une initiative destinée à développer des formations adaptées aux besoins du marché du travail.

 

Pour une gouvernance adaptée aux réalités africaines

 

Sur le volet politique, le président guinéen a défendu l’idée que les modèles de gouvernance doivent être adaptés aux réalités historiques, sociales et culturelles de chaque pays.

 

Faisant référence à certaines expériences en Asie et au Proche-Orient, il a estimé que les pays africains pouvaient s’inspirer des expériences internationales tout en les adaptant à leurs propres réalités.

 

« L’Afrique peut, elle aussi, emprunter cette voie », a-t-il déclaré, appelant à un partenariat international fondé sur le respect de la souveraineté des États et sur une logique de coopération « gagnant-gagnant ».

 

En conclusion, Mamadi Doumbouya a réaffirmé que la Guinée entendait rester un partenaire de la communauté internationale, tout en mettant en avant le respect de sa souveraineté, du droit international et des principes de la Charte des Nations unies.

 

Le chef de l’État a résumé sa vision en une formule : « La République de Guinée avance. Elle avance avec ses propres moyens, sur la base de ses propres choix, au service de son propre peuple. »

 

La rédaction